Le jour du Palio
La bénédiction du cheval et du fantino, vers 14h30
La comparsa, groupe qui représente le quartier pendant le défilé historique, revêt les costumes anciens. Le cheval est conduit avec son fantino vers l’église de la contrada pour la bénédiction par le prêtre en présence de la comparsa. Le prêtre l’asperge d’eau bénite et lui adresse à la fin de la bénédiction, cette requête « vai e torna vincitore » (va et reviens vainqueur). A l’extérieur de l’église, le couple d’alfiere (les lanceurs de drapeaux) effectuent alors au son du tambour la sbandierata, des figures selon un répertoire très codifié. Lors de la dernière figure, l’alzata, les drapeaux sont lancés en l’air très haut et leur bonne réception constitue un présage positif pour la course.
Parcours de la comparsa dans les rues de la ville : la comparsa en costumes, suivie du peuple de la contrada, commence alors au son du tambour un itinéraire ponctuée de lancers de drapeaux devant les principaux monuments de la ville. Un des moments les plus intenses est celui où les comparses se croisent en remontant et en descendant la rue principale de Sienne Via di banchi di Sopra. Les principales stations d’arrêt où la sbanderiata est effectuée sont : la piazza Salimbeni, où se trouve le siège de la Banque Monte Paschi di Siena et le Duomo.
Le défilé historique : il constitue une sorte d’hommage rendu à la gloire de Sienne pendant l’âge d’or de la République. Toutes les comparses des contrade y participent. Celles qui courent le Palio devant avec leur cheval et leur cavalier, les autres à la fin du défilé.
Le tirage au sort de l’emplacement sur la ligne du départ : c’est la deuxième intervention très importante du destin puisque tirer au sort une mauvaise position peut ruiner les chances de victoire.
La course :
Sans rentrer dans la grande complexité des règles de la course, il est important d’en connaître quelques subtilités. Dès le tratta, les capitaines des contrades passent des accords secrets (partiti) avec les capitaines alliés ou amis pour tenter de gagner la course ou empêcher l’ennemi juré de la gagner; ces accords se poursuivent tout au long de la série de prove. Les partiti se poursuivent jusqu’au derniers instants avant le départ après le tirage au sort de la position de départ.
Le départ s’effectue dans un espace constitué entre deux cordes tendues : les neuf premières montures s’installent, avec force ruades, selon la position attribuée au tirage au sort. Le cheval tiré en dixième position que l’on appelle di rincorsa peut demeurer en dehors de l’espace, il contrôle le départ et possède un avantage puisqu’il part lancé. Ce n’est que lorsqu’il pénètre dans l’espace délimité par les deux cordes que les autres chevaux sont libérés. Les cavaliers ont le droit d’utiliser le nerf (nerba), qui leur est remis à la sortie du Palazzo Publico, pour frapper leurs adversaires. Les nerbata entre contrade ennemies sont courantes. Par contre le règlement interdit qu’un cavalier s’empare des rênes de son adversaire. Les deux virages stratégiques dans lesquels se produisent les chutes sont la curva di San Martino (en descente), la curva di San Casato (en montée). Un cheval peut gagner même si son cavalier a été désarçonné.
Remise du Palio et entrée dans l’église de la Madonna di Provenzano (2 juillet) ou au Duomo (16 août)
Dès la course terminée, le cavalier est entouré par les plus fidèles supporters et porté en triomphe. Le Palio accroché sur le Palco dei Guidici (la loge des juges) est remis à la contrada victorieuse, escorté aussitôt par les portes-drapeaux des autres contrade. Le cheval et le cavalier sont conduits vers l’église ou la cathédrale pour célébrer la victoire. Les habitants du quartier envahissent l’église en agitant les drapeaux.
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